Je ne ferais pas de longues présentations, surtout que personne ne les lit. Je dirais simplement Bienvenue pour commencer, parce que la politesse, ça se perd de plus en plus. J'ai déjà écrit une fiction intitulée « Cliché ». Elle n'est pas géniale mais je compte bien m'améliorer avec les prochaines. En espérant que cette fiction vous plaise, je vous laisse à la lecture.

Je ne ferais pas de longues présentations, surtout que personne ne les lit. Je dirais simplement Bienvenue pour commencer, parce que la politesse, ça se perd de plus en plus. J’ai déjà écrit une fiction intitulée « Cliché ». Elle n’est pas géniale mais je compte bien m’améliorer avec les prochaines. En espérant que cette fiction vous plaise, je vous laisse à la lecture.
Je n'accepte aucune publicité à part si la fiction vaut largement son copier/coller. Pour le reste, je ne suis pas un annuaire.

JE CROIS QUE LES GENS N'ONT PAS COMPRIS LE MESSAGE . PAS DE PUBLICITE .

# Posté le mardi 16 décembre 2008 12:32

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 12:51

JE HAIS LES PIRATES. * * ________________Introduction

JE HAIS LES PIRATES. * * ________________Introduction
Personnellement, je ne pense pas que l'histoire de ma famille soit à prendre à la légère.
A vrai dire, mes ascendants n'étaient que de parfaits brigands et aucun d'eux n'étaient vraiment intelligents non plus.
Si on remontait le temps, je ne crois pas que les propos tenus sur mes ancêtres étaient vraiment élogieux je dirais. En fait, les hommes n'étaient que des violeurs et les femmes étaient juste des personnes sanguinaires et totalement folles.
Je vous rassure tout de suite, heureusement que les mentalités changent avec le temps.
Néanmoins, c'est grâce à cette famille que le monde d'aujourd'hui m'apparaît comme un conte de fée. Je vis au jour le jour et tous ce que je veux me vient sur un plateau d'argent.
Les gens m'aiment et je suis vraiment très heureuse.
La morale de cette parenthèse : on peut réellement réussir et être le parfait connard de ce monde. Ça va toujours dans ce sens d'ailleurs.
Toujours est-il que mes ancêtres n'étaient vraiment pas gentils en gros. Pourtant, leurs vies étaient vraiment passionnantes et il est vrai que quand j'ai entendu pour la première fois leurs histoires, je n'y croyais pas totalement. En réalité, elles me faisaient penser aux livres que je lisais auparavant.
Mais certaines preuves m'ont prouvés que tout ce qu'on m'avait dit était vrai.
Et d'ailleurs, c'est depuis ce jour que j'ai été prise d'une réelle passion : la piraterie.

C'est grâce à un homme en particulier : Tom Roberts dit le Black Bart. Il possédait le célèbre navire La Fortune Royale ainsi que deux autres : La Fortune et La Bonne Fortune. Et d'ailleurs, en parlant de fortune, il n'était pas à plaindre.
C'était l'un des plus dangereux pirates voguant en mer et tout le monde le craignait. En même temps, quand on sait qu'il a capturé plus de quatre cents bateaux en moins de quatre ans, on ne peut que comprendre leur peur.
Toujours est-il que si je vous parle de ce pirate, c'est qu'il a une certaine importance pour moi. Son histoire plus précisément. En fait, je ne crois pas que quelqu'un, même un professionnel de l'histoire de la piraterie, est entendu parler de ça. Je veux dire l'histoire qu'il a vécu est tout à fait remarquable. Si quelqu'un a son époque même avait pu entendre ce que je vais vous dire, Black Bart aurait été victime d'une mutinerie à coup sur.
Bon je pense que vous avez compris que ce même pirate n'est en fait qu'un ancêtre de ma famille et qu'il a changé l'histoire de la piraterie ainsi que l'histoire de sa famille, autrement dit la mienne. Si vous n'avez pas compris cette phrase, relisez là ou alors suivez mon récit tout simplement, vous allez comprendre.

Tout d'abord je pense qu'un peu d'histoire ne vous fera pas de mal. Je vais commencer par le début et non par le plus important. C'est bête hein. Mais ça va vous permettre de mieux comprendre le déroulement des événements.
Tout d'abord il faut savoir que les pirates ne sont pas apparus comme ça. En fait, les pirates n'étaient que de simples corsaires ou marins au service du gouvernement anglais. Celui-ci leur avait demandé d'attaquer et piller les navires étrangers afin de récolter de l'argent durant la guerre. Mais une fois celle-ci finie, ces activités sont devenues illégales et ceux qui les pratiquaient ont été déclarés pirates. Autant vous dire que les véritables ennemis pour eux étaient tout simplement les Anglais à la botte du gouvernement.
Il faut savoir aussi qu'à cette époque, les conditions de vies et de travails étaient carrément exécrables. En fait les citoyens des classes les plus basses étaient traités comme des esclaves. Donc une vie en mer leur paraissait meilleure pour échapper à l'injustice, la discipline et aux mauvaises conditions de vies, que ce soit sur les bateaux ou sur terre.
D'ailleurs Tom Roberts disait souvent « Une vie gaie et courte, voilà ma devise ! ».
Pour finir, son décès va marquer la fin de l'âge d'or de la piraterie.

Bien, je pense que j'ai fait le tour de la question. Passons aux choses sérieuses.

Je vous demande sincèrement beaucoup d'attention. Les choses qui vont suivre ne sont pas fictives ni complètement sorties de la folie de mon grand-père, paix à son âme.
Ce qui va suivre s'est réellement déroulés et je peux vous promettre que ce ne sont pas des conneries.

En fait ce que je vais vous raconter va surement vous choquer ou vous amuser aussi.

Bien. Alors commençons. Je vous invite à découvrir la vie complètement dérangée de mon arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand père, Tom Roberts, et de l'amour de sa vie, j'ai nommé Bill Lewis.

# Posté le mardi 16 décembre 2008 13:36

Modifié le lundi 29 décembre 2008 04:49

________________Premier Chapitre

 ________________Premier Chapitre
« Arrête Anna. », fit Tom en remettant son pantalon.

Lui et son équipage avaient décidé de se prendre quelques jours de vacances et pour cela, rien n'égalait Port Royal.
En effet, cette petite ville accueillait n'importe quel pirate et elle était bientôt devenue très célèbre dans ce milieu. Ici se trouvait riches hommes ou truands, des hommes à la recherche d'un bateau ou d'un capitaine, des prostituées aussi et c'était d'ailleurs les seules femmes admises sur l'île. Bref' on y trouvait de tout, n'importe où.
Pour Black Bart, autant dire que c'était une chouette ville et il s'y arrêtait chaque fois qu'il le pouvait.
En ce moment même, il était en charmante compagnie d'une jeune fille. Elle avait de long cheveux blonds et de grandes jambes, une poitrine à tomber par terre et des yeux, dont le brun vous éblouissait. C'était d'ailleurs la pute la plus chère de toute la ville. Et Tom était son client préféré : il savait y faire au lit.

« Tu ne veux pas rester un peu plus ?, dit-elle en étalant les longues jambes sur le lit.
- Non, je dois retrouver mes hommes, répondit-il sans même avoir remarqué son petit manège.
- C'est dommage. J'aurais tellement voulu te montrer les nouvelles choses que j'ai apprises.
- Les affaires sont les affaires ma jolie. Tiens, prends ça et ne dépense pas tout d'un coup. »

Tom balança sur les couvertures quelques pièces mais la belle refusa d'un signe de tête. Le Capitaine lui lança un regard rempli d'incompréhension puis haussa les épaules. Il récupéra son argent et s'enfuit par la porte sans même avoir dit au revoir.
Il était dans une sorte de bar. Plusieurs bagarres s'étaient engagées et certaines filles charmaient des hommes. D'autres encore étaient assis sagement sur une chaise, une bière à la main et observaient ce qui se passait sans broncher.
Tom descendit lentement tout en recherchant un de ses hommes. Il en remarqua un entouré de parépapéticiennes, en manque d'argent apparemment.
A première vue, on aurait pu croire que Black Bart était un corsaire anglais marchand mais il était tout autre.
Cela faisait maintenant 5 ans qu'il était pirate et qu'il bravait n'importe quelles mers, n'importe quels bateaux.
Il avait en effet adopté un style tout à fait bourgeois : gilet et pantalon de riche damas écarlate, plume rouge à son tricorne, autour du cou une chaine d'or avec une croix de diamants, deux paires de pistolets accrochés à l'extrémité d'une écharpe de soie portée sur les épaules et une épée au côté.
N'importe quel marin en le voyant aurait pu croire que c'était un brave homme, fidèle à ses principes et à ceux de la Reine Mère.
Néanmoins, il était devenu un pirate, seul maitre de ses manières et grand Père de ses hommes. Il imposait beaucoup de respect à bord de son navire et ne tolérait pas d'alcool, contrairement à certains autres capitaines, lorsqu'ils étaient en pleine mer. En fait il considérait que l'excès de boisson nuisait à l'efficacité.
Mais il était connu pour être un bon capitaine et gentilhomme.


« Adam », cria t-il tout en se dirigeant vers lui.

Le dit se tourna dans sa direction et se leva promptement en époussetant ses habits.

« Oui Capitaine.
- Je croyais t'avoir dit que ce n'était pas le moment pour ce genre de choses. Je ne suis pas venu ici pour batifoler moi, grogna t-il doucement tout en se grattant la main sans le regarder.
- Désolé monsieur, mais je vous ai vu monter avec Anna et je me suis dit que-
- Je suis le Capitaine. Mais là n'est pas la question : les ordres sont les ordres. Tache de les respecter la prochaine fois.
- Oui Capitaine », dit Adam en suivant son supérieur vers la sortie.

Une fois dehors, ils se dirigèrent vers La Fortune où d'autres personnes les attendaient. Elles jouaient aux cartes sur une espèce de caisson en bois et buvaient du rhum tout en poussant quelques exclamations lorsque l'une d'elle perdait.

« Vous l'avez Capitaine ?, lança l'un deux.
- Occupe-toi de jouer aux cartes pour l'instant. Non, appelle plutôt Edward et dis lui de venir dans mes quartiers.
- Bien Capitaine », répondit-il en jetant ses cartes.

L'homme en question partit en courant en direction du centre et laissa en plan ses compagnons, qui dans le même temps, soupirèrent de soulagement. A vrai dire, l'homme en question était en train de vider leurs poches.
Tom se dirigea enfin vers son bureau et posa sur la table quelques papiers froissés. Puis il se servit un verre de vin et s'assit en face de la table elle même.
Il attendait la venue d'Edward avant de commencer à lire ses fameux papiers. Rien que dans son regard, on pouvait voir qu'ils étaient importants et cela d'ailleurs lui donna un faible sourire.
Lorsqu'on frappa à la porte, le Capitaine émit un grognement et la personne entra.

« Je peux savoir où tu étais ?, demanda Tom avec une pointe d'agacement.
- Et bien, je-
- Je ne veux pas le savoir. Tu as fais ce que je t'avais demandé au moins ?
- Oui Monsieur.
- Bien. Tu en as trouvé combien ?
- Six Monsieur, et ce sont de bons matelots.
- Ils seront là quand ?
- Ils sont déjà là Monsieur.
- Bien bien.
- Vous les avez trouvés ?!, fit Edward en montrant d'un signe de tête les feuilles noircies.
- J'ai eu beaucoup de chance, répondit Tom avec dédain.
- Comment ?
- Une partie de poker avec un ivrogne. Il était tellement soûl que je n'ai pas eu de mal à les gagner.
- Je vois.
- Je t'attendais pour les analyser.
- Très bien. »

Edward s'assit doucement sur la chaise d'en face et attendit que son Capitaine daigne bouger.
Edward était le quartier maître du navire, c'est-à-dire le bras droit de Tom. C'était un homme beau, brun et fort. D'ailleurs, il allait souvent attirer les femmes sur les bateaux ennemis afin de prendre leur butin. Il était aussi très bon en matière d'épée. C'était quelqu'un de totalement sanguinaire et il aimait énormément les femmes.
Tom ouvrit enfin les papiers qui révélaient en fait une carte.

« C'est une terre inconnue ?, demanda Edward après un long blanc.
- Oui, mais à ce qu'il parait, elle regorge de richesses et d'après ce qu'on m'a dit, elle est vide de présence humaine.
- Ce n'est pas un peu trop facile Monsieur ?, questionna le quartier maitre avec inquiétude.
- Si, en effet, ça l'est un peu trop. Il faudra se méfier sur les mers : d'après la carte, il faudrait qu'on fasse un détour vers ses rochers afin d'éviter un trou noir. Et les eaux sont pleines de requins.
- Bien, je dirais à l'équipage de renforcer la coque du bateau avant de partir. »

Edward se gratta la nuque et n'avait toujours pas levé un ½il de la carte. Tom finit son verre et se resservit. Il eut alors un petit sourire en coin.

« Aurais-tu peur Edward ?, dit-il en buvant son verre.
- Moi Monsieur ?! Jamais !, cria Edward, offensé.
- Tu sembles un peu anxieux en regardant cette carte.
- Et bien, je me demandais si ce n'était pas un piège.
- De qui ?
- Du gouvernement anglais Monsieur. »

Tom haussa un sourcil et ria à gorge déployé par la suite.

« Bien sur que c'en est un », dit Tom tout en continuant de rire.

Edward ne répondit rien et regarda son supérieur en fronçant les sourcils. Son Capitaine serait-il devenu fou ?

« Alors pourquoi allons nous là bas ?
- Parce que, mon cher Edward, il se cache sur cette île des trésors dont tu n'as pas idée. De plus, si on y parvenait, ce serait une grande gloire pour nous : on aura défié le gouvernement anglais une fois de plus. »

Tom avait un de ces regards qui font froid dans le dos : on avait l'impression qu'il délirait complètement et Edward avala sa salive de travers. Il toussa fortement et regarda Tom. Il était à présent devenu normal même si cette lueur meurtrière traversait encore ses yeux. Mais Edward décela autre chose dans son regard.

« Vous ne dites pas tout Capitaine. Je me trompe ?, il sourit lentement en sachant très bien qu'il avait raison.
- En effet, il y a autre chose. »

Son sourire s'élargit et il interrogea de ses yeux son Capitaine.

« Et bien j'ai entendu dire que le gouvernement avait capturé un navire turc. Apparemment, ils n'ont pas trouvé d'or mais seulement une créature.
- Une créature ?!, fit Edward, incrédule.
- Oui. Et pas la plus moche à ce qu'il parait. C'est une personne dont on ne connaît ni le nom ni l'âge. Mais jamais personne n'avait vu telle beauté chez quelqu'un.
- C'est donc une femme.
- Vous êtes perspicace Edward, se moqua Tom.
- Je suppose que vous la voulez. »

C'était une affirmation. Black Bart a toujours été réputé pour se lancer souvent des défis que personne n'osait affronter. Néanmoins, Edward savait que lui et l'équipage le suivrait où qu'il aille. De toute façon, il avait affronté bien plus dur que cela et le fait d'avoir comme récompense une jolie fille ne le déplaisait pas pour autant.
Tom hocha de la tête en signe de confirmation et ferma ensuite les papiers.

« Nous partirons dans deux jours et pas un de plus, est-ce clair ?
- Oui Capitaine.
- Bien, tu peux prendre congé. Dis aux hommes qu'il faudra se mettre au travail demain matin.
- A vos ordres, Monsieur. »

Le quartier maître sortit alors, laissant seul son Capitaine.

# Posté le lundi 22 décembre 2008 09:34

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 09:53

________________Deuxième Chapitre

 ________________Deuxième Chapitre
Cela faisait maintenant quelques jours que le bateau avait déserté port Royal pour se rendre à destination de ses mystérieuses terres.
Il avait fallu faire quelques modifications sur le navire afin toutes les chances de leurs côtés, notamment en ce qui concerne le renforcement de la coque ainsi qu'un petit allégement pour obtenir plus de vitesse.
Désormais, ils étaient fin prêt pour quelques péripéties même s'ils préféraient les éviter.
Tom avait décidé que lui et son équipage s'arrêteraient à Madagascar avant de continuer leur chemin. Là-bas, ils pourraient se ressourcer et faire le plein de provisions et de rhum. Ils pourraient aussi vérifier l'état du navire et enlever quelques coraux sur la coque pour aller plus vite.

Les jours et les nuits se succédaient lentement et chaque seconde était un supplice pour le capitaine. Il était tellement impatient de découvrir cette nouvelle terre.
D'ailleurs, depuis un moment, il était devenu de plus en plus pressant avec son équipage qui faisait pourtant tout son possible pour arriver rapidement. Ils avaient d'ailleurs pensé à une mutinerie à un moment mais avaient vite abandonné cette idée puisque qu'aucun matelot à bord ne serait aussi compétant que Black Bart. D'ailleurs Edward était trop fidèle au Capitaine pour le débarquer sur une île et lui prendre son poste. C'était plus un ami qu'un supérieur pour lui en fait.

Arrivé sur l'île Madagascar, Tom laissa ses hommes afin de prendre un peu de bon temps seul et si possible, en compagnie d'une jolie demoiselle.
Il trouva une belle auberge dans une rue qui était pour une fois plutôt éclairée, même si le soleil était depuis longtemps couché.
Il s'assit à une table tranquillement et observa lentement ce qu'il se passait autour de lui. Contrairement aux apparences, cette île n'était pas si extravagantes pensa t-il.
En effet, quelques hommes jouaient aux cartes dans un coin de l'auberge tandis que d'autres essayaient de charmer les prostituées afin de ne pas payer leurs dues ensuite. Malheureusement, vu les têtes que tiraient les jeunes filles, elles n'étaient pas tout à fait d'accord avec ce compromis, si on peut appeler cela ainsi.
Tom émit un rictus moqueur et se concentra sur sa boisson avant d'en boire une goulée. Puis il rechercha une femme qui pourrait être capable de la satisfaire. D'ailleurs l'une d'elle venait à lui à l'instant.

« Bonjour mon mignon. Tu cherches quelqu'un ? », fit-elle en s'asseyant sur ses genoux. Tom l'attrapa par la taille et lui déposé un baiser dans le creux de son cou. Elle gloussa doucement et accrocha ses bras à sa nuque.
Elle était plutôt mignonne dans son corsage à moitié défait. Il laissait d'ailleurs entrevoir un de ses tétons et Tom se lécha les lèvres inconsciemment en le fixant.

« A vrai dire, oui. Mais je vois que je suis chanceux aujourd'hui », répondit-il sans cesser de regarder son sein en haussant des sourcils.
« Dis moi, continua t-il sur le même ton tout en léchant le haut de sa poitrine découverte, tu aurais une petite chambre histoire qu'on soit plus à l'aise ?!
- Je suis une professionnelle moi Monsieur.
- Je suppose que c'est oui alors, dit Tom en levant enfin le regard vers elle jouant d'un sourire pervers.
- Mmmh. Qu'as-tu à m'offrir ?, demanda t-elle en l'embrassant sur les lèvres.
- Du bon temps et quelques pièces d'or. Tom lui rendit son baiser et se leva ensuite tout en lui prenant les mains.

Quelques heures plus tard, il sortit de l'auberge, l'air épuisé et totalement satisfait. Il partit en direction du port afin de chercher de quoi refaire le plein de nourriture sur le navire.
Puis il retourna à son galion afin de dormir un peu avant de reprendre le large tôt le lendemain matin.

Ses rêves furent par contre très mouvementés malgré qu'il ait fini sa journée en beauté.
Il se marchait dans le noir sans savoir vraiment où aller même s'il avait un but précis : il voulait la trouver, l'enlever et l'avoir pour sien à jamais.
Elle était là assise par terre, parmi les rats et la puanteur des hommes. Il se battit jusqu'au bout et lorsqu'il eut coupé le dernier membre, il se dirigea vers cette créature, sa créature. Elle lui souriait gentiment tout en tendant les bras dans sa direction. Il pensa que c'était d'ailleurs le plus beau butin qu'il ait jamais eu.
Il l'enleva tout en évitant les différentes parties qui jonchaient le sol sanguinolent. Puis il la coucha dans son lit. Ses yeux se firent aimants mais l'instant d'après une lueur meurtrière passa la barrière de la reconnaissance.
Le moment d'après, il se retrouvait sous son emprise. Elle lui serrait la gorge sous ses longs doigts froids. Ses cheveux blonds lui tombaient sur le visage mais cela n'empêcher pas de voir ses yeux, qui arboraient désormais une couleur flamboyante.
Il eut réellement pur pour la première fois de sa vie.
Au moment où l'air lui manquait, il se réveilla tremblant de tous ses membres.
Il se leva précipitamment et se dirigea vers sa bouteille de vin encore à moitié pleine. Il se servit un verre et en renversa sur le beau tapis en buvant le tout cul sec.
Après s'être calmé, assis sur une chaise su bureau, il se frotta le visage et partit sur le pont afin de prendre un peu l'air avant d'aller se recoucher.
La brise du soir était fraiche mais cela lui fit du bien. Il regarda un moment les étoiles puis entendit du bruit derrière lui. Pourtant, il ne bougea pas. Il savait à qui appartenait cette démarche. Edward lui toucha l'épaule doucement :

« Monsieur, vous êtes nu. Vous allez attraper froid, fit-il après un moment de silence.
- Peu importe. J'ai besoin de respirer. »

Ils restèrent un moment sans bouger à regarder le ciel et Edward lui posa sa veste sur les épaules. Puis Tom se retourna et lui demanda :

« Edward, crois-tu que je fasse une bêtise en nous amenant droit sur les Anglais ?
- Pourquoi ?
- Je doute. Je n'ai pas envie de courir le risque de...
- Sauf votre respect Capitaine, vous avez un problème. Que se passe t-il ?
- Rien. Rien Edward. Bonne nuit. Préparez vous demain matin, à l'aurore. »
- Bien Capitaine. »

Tom commença à s'en aller vers ses quartiers. Edward resta au même endroit à regarder son supérieur partir puis lui cria que s'il avait un problème quel qui soit, il pouvait venir le voir pour en parler.
Pour seule réponse, il reçut un sourire reconnaissant et amer.

Le lendemain, le vent soufflait fort sur les voiles. Le galion créait une forte mousse blanche entre les vagues de l'océan et le soleil tapait fortement sur les crânes des marins.
Black Bart se tenait droit sur le pont de poupe (à l'arrière du bateau).
En ce moment même, lui et ses hommes voguaient vers des terres inconnues, où il pourrait s'y cacher de potentielles richesses et surtout, la plus belle femme qu'on n'eut jamais vue.
L'aventure ne faisait que réellement commencé pour lui.
Pourtant, il avait peur.
Mais la peur n'existait pas quand on était un des plus grand pirate de son temps.
Si il savait qu'il courait à sa perte en y allant.

# Posté le mardi 13 janvier 2009 04:12

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 10:25

________________Troisième Chapitre

 ________________Troisième Chapitre
Les jours suivants furent durs. Plusieurs tempêtes se manifestèrent et quelques hommes périrent dans certaines man½uvres dangereuses.
Pourtant Tom ne perdait pas courage. Il fallait absolument trouver cette fameuse île et découvrir qui était la créature.
Vous vous demandez surement pourquoi j'emploie encore un terme aussi péjoratif pour désigner quelqu'un alors qu'on sait désormais très bien que c'est une personne.
A vrai dire, Black Bart ne l'a jamais considéré comme une personne. Ce n'était qu'un butin après tout et il n'attendait pas grand-chose d'elle de toute façon. Elle ne servirait qu'au profit des matelots : il comptait la donner à ses hommes pour récompenser leur courage, même s'il passait avant bien entendu.

Lorsque les jours suivants se firent plus calmes en mer, tout le monde à bord fut soulagé. Les dernières semaines avaient été épouvantables à vivre et certains avaient pensé qu'il serait meilleur d'oublier cette vie une fois à terre. Malgré cela, le Capitaine ne perdait pas espoir et quand le soleil revint, il se dit alors que la chance tournait en leur faveur.
En effet, il ne leur restait plus que deux ou trois jours à naviguer avant d'arriver à destination.

Pourtant, Edward, à l'inverse de son supérieur, avait quelques mauvais pressentiments au sujet de cette escapade. En effet, il se demandait désormais si tout ceci était réellement nécessaire. Leur renommée était exemplaire pour n'importe quel pirate et ils étaient tellement respectés que même les autorités les craignaient. En quoi une mission aussi dangereuse que celle-ci les amènerait à devenir plus célèbres qu'ils ne le sont déjà ?
Puis, il se rappelait aussi le soir où il avait trouvé Tom, nu, sur le pont, en train de réfléchir. Il avait eu tellement l'air perturbé que cela l'avait même choqué. Jamais il ne l'avait dans de tels états. Et au fil des semaines, ce point avait renforcé l'idée qu'ils ne devaient pas aller là bas.
Il savait qu'il se passerait quelque chose qui changerait Tom.

Durant tout le voyage, le quartier maitre n'avait cessé d'observer Tom. A première vue, ce dernier avait semblé être sain d'esprit et tout à fait normal même si le temps avait joué sur son mauvais caractère durant les précédents jours. Pourtant, Edward savait que quelque chose travaillait le Capitaine. Il se jura alors que quoi qu'il arrive, il le suivrait. Car toute sa vie désormais était centrée autour de lui. Il lui avait tellement donné ces dernières années. Il lui avait même sauvé la vie lors d'une bataille.

Lorsqu'ils arrivèrent à quelques kilomètres de l'île, ils s'arrêtèrent un moment avant de commencer les opérations.
A cette époque, il était plutôt dangereux de s'immiscer directement dans l'action sans plan car vous étiez alors sur de vous faire tuer sur le champ. Lorsqu'il s'agissait de leur propre défense, les hommes devenaient de véritables barbares. Et c'est toujours le cas d'ailleurs.
Tom réunit alors tous ses hommes sur le pont principal et appliqua avec eux un plan.

« Je ne serait pas long. Je sais que la plupart du navire est au courant de la mission que je nous ai fixés. Je sais aussi que vous avez peur puisque vous savez aussi surement que la flotte anglaise est ici. Si ce n'était pas le cas, et bien maintenant vous savez. J'ai pensé à plusieurs stratégies qui pourraient toutes nous amené, plus ou moins rapidement, au butin. Sachez que vous serez tous assez surpris de voir ce que c'est mais je peux vous assurer que vous en bénéficierez tous. »

Tom passa entre ses hommes d'une démarche sur et autoritaire. Il regardait les visages inquiets mais fidèles de chaque matelot et il put voir qu'ils seraient prêts à tout pour subvenir au désir de leur Capitaine.
Il sourit alors.

« Bien. Un groupe ira tout d'abord faire le tour de l'île discrètement afin de voir à peu près ce qu'il s'y passe. Plusieurs groupes partiront dans plusieurs directions différentes après avoir identifier tous les obstacles à franchir. Le but : la fille. Je vous donnerais à chacun un plan afin de savoir où aller. Pour le reste, pas de quartier. Compris ? »

Tous les hommes sans exception hochèrent de la tête positivement et reprirent chacun leur poste respectif.
Durant le discours de leur chef, Edward n'avait cessé de fixer les nouvelles mimiques de Tom. Il avait désormais un rictus assez déplaisant au niveau de la lèvre supérieure gauche et ses mains ses serraient en poings convulsivement. Mis à part ça, tout était normal chez lui.
Pourtant Edward ne put qu'être inquiet à propos des futurs événements.
En repartant vers ses quartiers, il ne put s'empêcher de penser que tout allait bien se passer et qu'après cette nouvelle excursion, il pourrait toujours démentir ses pensées actuelles.
Edward passa sa main dans ses cheveux épais et renifla plusieurs fois avant de comprendre qu'il était suivi.
Tom se tenait juste derrière lui et le fixait gravement.

« Désolé si je t'ai fait peur, fit Tom en s'approchant de lui, sans ayant l'air vraiment désolé.
- Oh, ce n'est rien Capitaine.
- Qu'est-ce qu'il y a Edward ?
- Moi Monsieur ? Rien Monsieur, répondit-il en prenant un air décontracté et serein.
- Tu n'es pas le seul à observer les autres, tu sais. Ça fait un moment que tu te préoccupes l'esprit par je ne sais quoi et je ne voudrais pas que le butin et la gloire soit perdue à cause de ta négligence. Donc dis-moi ce qui te tracasse, et c'est un ordre. »

Le quartier maitre tressaillit. Si Tom lui donnait un ordre, il avait du avoir vraiment l'air inquiet.

« Et bien, ne m'en voulez pas Capitaine, mais c'est vous, répondit enfin Edward après s'être gratter la nuque.
- Moi ?
- Ne me mettez pas aux fers Monsieur.
- Je ne ferais rien de tel.
- Je suis désolé. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a quelque chose qui cloche dans toute cette histoire. C'est vrai ! Pourquoi la flotte anglaise est-elle là ?
- Je te l'ai déjà dit Edward. Tout ceci n'est qu'un piège. La fille est un appas pour chaque pirate qui passe par là.
- Alors pourquoi sommes nous ici ?, implora le quartier maitre, en levant vers Black Bart des yeux remplie de terreur.
- Car nous sommes des pirates justement. Et un pirate ne recule devant rien, et surtout pas nous. Nous allons leur montrer qui nous sommes. Mais si ça te préoccupes tant, ne viens pas. Mais sache que tu seras un lâcheur dans ces cas là. Et l'île sera ta nouvelle demeure. Je ne vois pas pourquoi je resterais avec un quartier maitre qui a les foies, provoqua Tom en s'éloignant vers le pont.
- Non.
- Bien. Prépare-toi alors. »

Le reste de l'après midi se passa sous une certaine tension. Les hommes étaient à la fois excités et tendus. Tom restait malgré tout confiant en son plan. A vrai dire, ce qui le motivait n'était que la joie de voir la tête des Anglais lorsqu'ils auront volé la créature sous leurs nez.

En fin d'après midi, il avait assez d'informations pour pouvoir passer à l'action.
Il partit donc se préparer pour le soir. Il revêtit alors quelques vêtements confortables mais tout aussi élégants afin de pouvoir se battre en toute tranquillité tout en restant aussi beau que d'habitude, voire plus.
Il se mit alors une chemise écrue, ample et ouverte sur son torse. Puis, il passa une culotte noire de jais avec une paire de bottes qui lui montait jusqu'aux genoux. Il accompagna le tout avec une ceinture où une longue épée pendait, accompagnée par quelques pistolets remplie à l'avance de poudre. Pour finir, il se mit une longue étole rouge sur le front, pour attacher ses longs cheveux blonds ainsi que pour éviter d'être tailladé lorsque les boulets de canon exploseraient le bateau. Même si la bataille se passera sur terre, on ne sait jamais ce qu'il peut survenir, se dit Tom.
Vous pourrait trouver cette tenue un peu stéréotypée mais il en était ainsi. Le cinéma ne fait qu'exagérait la chose en posant au pirate protagoniste des bijoux tout autour de la tête.
Black Bart, lui, ne possédait qu'une unique bague en or et elle avait appartenu à son père. C'était un simple bijou de famille (sans commentaire) et il la portait pour la forme.

Il rejoignit alors son équipage sur le pont principal et leva son épée en signe de victoire déjà gagnée. Les corsaires ricanèrent et levèrent à leur tour leurs armes. Puis ils partirent sur les différentes barques qui leur étaient attribuées.

A vrai dire, la bataille fut longue et dura jusqu'à l'aube. Vous comprendrez alors que je ne peux pas tout vous narrer. Ce serait beaucoup trop long.
Seulement, les pirates prirent avec beaucoup de surprise les corsaires anglais et bien qu'il y avait de très bons soldats, les flottes anglaises sombrèrent aussitôt sous l'assaut de Tom.
Ceci dit, il ne baissa pas la garde.
Bien entendu, plusieurs commandants se jetèrent sur lui et comme vous l'aurez deviné je pense, sa bravoure et sa force ne faillit pas. Il les battit tous les uns après les autres et arriva enfin au lieu dit. Oui, nous sommes tous des durs dans la famille.

Bien qu'il soit devant ce qu'il cherchait depuis longtemps, il ne put s'empêcher de se dire que cela avait été trop facile, même s'il avait faillit mourir plusieurs fois en peu de temps.
Pourtant, elle était là, devant lui, enchainée au mur. Ses poignets étaient liés par une épaisse corde pleine de sueur et ses pieds étaient nus. Ses cheveux étaient longs et blonds et ils lui couvraient entièrement le visage. Lorsqu'elle entendit les pas de Tom, elle ne bougea pas tout de suite.
Mais lorsqu'elle releva la tête, ses yeux trahissaient sa surprise.
Elle porta une longue tunique en soie blanche et plusieurs bracelets ornaient ses avants bras.
Ses yeux noirs étaient suppliants et sa bouche se tordait en une moue de désespoir.
Si elle n'avait pas eu l'air aussi apeuré, Tom l'aurait surement violé sur place. Sa beauté était saisissante et le Capitaine n'en avait jamais de telle.
Edward qui le suivait était lui aussi sous le choc devant pareille merveille. Il secoua brusquement la tête à l'entente d'un bruit qui venait du dehors. Tom, lui, n'avait pas bougeait et ses mains tremblaient sous la contenance de son désir.

Néanmoins, il se reprit quand un mouvement sourd survint derrière lui. Il se précipita sur la belle et lui défit ses liens à l'aide de son poignard.
Puis il sentit un métal froid effleurer son échine. La femme était rigide et on pouvait voir la peur transparaitre dans ses iris noirs.

Black Bart se retourna alors, se saisissant au passage du sabre qui le menaçait. Et il fit face alors à un homme. A un jeune homme. Brun. Qui avait du surement faire preuve de beaucoup de courage vu ses tremblements.

« Je vous en pris », fit ce dernier ne levant les mains.

Tom observa lentement ses traits. Ils étaient fins et lisses. Puis ses cheveux étaient noirs et faisaient ressortir sa peau blanche. Il devait être jeune se dit le Capitaine. Puis il descendit le regard sur son corps. Il était longiligne et fins. Néanmoins, Tom put voir quelques renflements musclés à travers sa chemise. Il était habillé d'une façon qui laissait paraître qu'il n'avait pas eu le temps pour bien se préparer. Son haut n'était pas rentré et ses bottes étaient à l'intérieur de son pantalon. Ses cheveux étaient aussi en bataille. Il avait vraiment l'air mignon.

Il baissa alors la garde et lui demanda son nom.

« Bill Lewis », répondit-il tout en détendant ses muscles.

Oui, il avait l'air d'un enfant. Un enfant beaucoup trop mignon se dit Tom.

« Tiens, tiens. Un joli petit matelot anglais. Tu sais quoi ? Toi et moi, je pense qu'on va bien s'entendre. »

Puis il le menaça de son pistolet tout en portant son bras autour de la taille de la jeune femme. Il la souleva doucement, sans brusquerie et montra la sortie au fameux Bill Lewis.











[Attendez voir. La fille, c'est Bill HAHA ?!]

# Posté le lundi 02 février 2009 15:48

Modifié le mardi 03 février 2009 10:07